
J’ai longtemps considéré dans ma pratique artistique tournée davantage vers l’in situ, les espaces, les lieux, l’architecture que le dessin était quelque chose que je pratiquais à côté, comme une place secondaire, presque confidentielle, que j’ai peu mis en valeur au cours d’expositions.
Ou alors en y réfléchissant, si le dessin m’a suivi depuis toujours, Il était présenté dans des livres imprimés, accrochés ou dessinés sur un mur, en soutien d’une installation. Il pouvait prendre la forme de linogravures, s’animer dans une vidéo, se cacher dans des carnets, s’imprimer sur des cartes de voeux…
Et puis, les années filant, mon parcours professionnel évoluant, les espaces d’ateliers fluctuant, le temps disponible se rétrécissant…
Je constate : le dessin reste.
Je le pratique dans les interstices, je l’emmène insitu, je le déploie dans mon salon, je le mets en pause, je le reprends, je le numérise… et je le range dans mes tiroirs.
Et puis un jour sans prévenir, tu fais face aux tiroirs avec l’envie irrésistible de les vider !
J’aurais aimé tout étaler sur une dalle de 70 m2… avoir une vue d’ensemble qui me permette de réfléchir à cette pratique, de mieux la comprendre, de la relier… En attendant cette dalle, j’ai étalé les choses par vague comme j’ai pu. Ci-dessus quelques bouts de ces vagues sorties des tiroirs.
Si vous voulez suivre ce que je range dans mes tiroirs : https://www.instagram.com/magali_poutoux/






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